Incendie à Saint-Ouen-l’Aumône : entrepôt Cogetrad en feu, moyens de secours et bilan
Un incendie a détruit un entrepôt Cogetrad à Saint-Ouen-l’Aumône, sans faire de blessé.
- Entrepôt de 515 m² touché, rue de la Garenne.
- Sinistre en zone d’activités du Vert Galant.
- 165 sapeurs-pompiers mobilisés le 2 juin.
- 7 centres de secours et 3 lances à eau déployés.
- Drone et unité risques chimiques envoyés sur place.
- Riverains invités à rester confinés par précaution.
Moyens de secours mobilisés sur place
La réponse des secours face à un incendie d’entrepôt repose sur une logistique lourde, adaptée à la surface et à la nature des matières stockées. Les pompiers déploient habituellement un dispositif gradué, renforcé selon l’évolution du feu et les risques identifiés sur le site.
- 165 sapeurs-pompiers engagés sur l’incendie du 2 juin
- 50 pompiers et 15 véhicules mobilisés en renfort
- 7 centres de secours dépêchés sur les lieux
- 3 lances à eau déployées, dont une lance aérienne
- Drone et unité risques chimiques envoyés sur place
Nature du site et localisation du sinistre

Le site industriel touché
Le sinistre s’est déclaré dans un entrepôt implanté en zone d’activités, un type de bâtiment industriel qui accueille habituellement du stockage et de la logistique. Ce sont les entrepôts municipaux qui ont été touchés par les flammes, un site qui abrite le siège de l’entreprise Cogetrad, spécialiste de la gestion des déchets industriels dangereux.
La présence de cette activité sur place explique la prudence des secours : stocker ou traiter des déchets industriels dangereux implique des matériaux potentiellement sensibles. C’est pour cette raison qu’une unité d’évaluation des risques chimiques a été mobilisée et que le risque de pollution de l’assainissement a ensuite été écarté.
Adresse et environnement du sinistre
Le bâtiment concerné se situe rue de la Garenne, au coeur de la zone d’activités du Vert Galant. Ce secteur regroupe plusieurs entreprises voisines, dont DC5, dont les abords ont également été sécurisés par les secours.
- Rue de la Garenne : adresse principale du sinistre
- Zone du Vert Galant : quartier d’activités concerné
- Entrepôt de 515 m² : surface du bâtiment touché
- Bâtiment industriel : type de construction impliquée
Cet environnement mixte, mêlant logistique et déchets industriels, justifie un dispositif de secours renforcé. Les riverains ont d’ailleurs été invités à rester confinés le temps de l’intervention, par précaution face aux fumées.
Bilan humain et victimes
Le bilan humain de cet incendie d’entrepôt s’avère heureusement nul du côté des personnes présentes sur le site industriel. Aucun salarié, riverain ou intervenant n’a été blessé lors du sinistre qui a mobilisé les secours en zone d’activités du Vert Galant.
Aucun décès n’est non plus imputable directement au feu. Cependant, un fait notable a marqué l’intervention : le corps sans vie d’une femme a été découvert au 4ème et dernier étage d’un immeuble situé rue de l’Oise, à proximité. Ce corps carbonisé a été retrouvé dans ce contexte, alors que la température relevée à proximité du feu atteignait 32,4°C.
Cette découverte, distincte des entrepôts municipaux et du site Cogetrad touchés par les flammes, rappelle que les risques humains restent une préoccupation majeure pour les 165 sapeurs-pompiers engagés. Aucune information ne permet toutefois de relier ce drame directement à l’incendie principal.
Risques chimiques et mesures de confinement
Face à un site spécialisé dans la gestion de déchets industriels dangereux, la question des fumées toxiques devient prioritaire. Une unité d’évaluation des risques chimiques a donc été dépêchée sur place pour analyser la composition des panaches et écarter tout danger immédiat pour la population.
Par précaution, les riverains ont été priés de rester confinés chez eux, portes et fenêtres fermées, le temps que les relevés soient interprétés. Cette consigne classique limite l’exposition aux particules émises par la combustion.
Bonne nouvelle : le risque de pollution du réseau d’assainissement a été écarté. Les eaux d’extinction ont été contenues, évitant tout rejet contaminé vers les cours d’eau ou les égouts de la zone d’activités.
Circonstances et chronologie de l’incendie
| Étape | Horaire ou date | Fait marquant |
|---|---|---|
| Départ de feu | Fin de matinée, dimanche 2 juin | Feu extérieur au bâtiment |
| Alerte et engagement | 4 h 24, mercredi 22 | Déclenchement de l’intervention |
| Propagation | Début de matinée | Sinistre étendu sur 515 m² |
Le scénario le plus documenté reste celui d’un départ de feu extérieur au bâtiment. Les flammes ont pris naissance à l’extérieur de l’entrepôt avant de se propager à la structure, ce qui explique la rapidité de l’embrasement.
D’autres signalements font état d’un feu déclaré un dimanche 31 mai, ainsi que d’un incendie en cours le 3 juillet 2023. Ces épisodes distincts concernent des sinistres différents survenus dans la même commune.
Le rôle de la chaleur dans le départ de feu
Au moment du signalement, une température de 32,4 °C a été relevée à proximité du foyer. Cette donnée témoigne des conditions particulièrement chaudes dans lesquelles le feu s’est déclaré.
Une intervention nocturne a également été déclenchée à 4 h 24, un mercredi, confirmant la diversité des configurations rencontrées par les secours sur ce type de site industriel.
Dégâts matériels et surface touchée
L’incendie a ravagé une surface totale de 515 m², un périmètre qui donne la mesure de la violence du feu et de l’énergie déployée pour le circonscrire. Au cœur de ce périmètre, l’entrepôt lui-même a été largement consumé : près de 500 m² de bâtiment sont partis en fumée, réduisant à l’état de carcasse calcinée des locaux qui abritaient pourtant une activité de gestion de déchets industriels dangereux. Les flammes ont donc touché un site où la concentration de matières combustibles et de produits à risque a rendu la progression du feu particulièrement rapide.
- Entrepôt : environ 500 m² détruits par les flammes
- Sinistre : surface totale touchée de 515 m²
- Deux bus : entièrement détruits par le feu
- Pavillon : détruit par l’incendie
Un bilan matériel lourd au-delà de l’entrepôt
Les dégâts ne se limitent pas aux murs de l’entrepôt. Deux bus stationnés à proximité ont été intégralement détruits par les flammes, confirmant que le feu s’est propagé au-delà du seul bâtiment industriel. Un pavillon a lui aussi été détruit, ce qui élargit considérablement l’ampleur du désastre matériel en touchant directement une habitation. Ces pertes illustrent la difficulté, pour les secours, à contenir un incendie qui trouve dans son environnement immédiat des matériaux et véhicules capables de l’alimenter.
Sur le plan humain, aucune victime n’est à déplorer parmi les personnes présentes, un point essentiel qui nuance l’ampleur des destructions matérielles. Les dégâts restent toutefois considérables : au-delà des structures détruites, la pollution des sols et des réseaux d’assainissement constitue un risque distinct, pris en charge par une unité spécialisée dépêchée sur les lieux.
Entreprise touchée et son activité
Le sinistre a frappé le siège de l’entreprise Cogetrad, un acteur spécialisé dans la gestion des déchets industriels dangereux. Cette activité particulière explique l’attention portée aux risques chimiques et l’envoi sur place d’une unité d’évaluation dédiée.
L’établissement est implanté au cœur d’une zone d’activités, à proximité immédiate d’autres sociétés, dont l’entreprise voisine DC5. La configuration du site, avec des bâtiments industriels proches les uns des autres, a conduit les secours à positionner des moyens, notamment 3 véhicules de pompiers, aux abords directs de cette entreprise voisine pour prévenir toute propagation.
La nature des matières traitées par Cogetrad a directement orienté le dispositif de secours déployé sur place.
